L’Europe envoie aujourd’hui en orbite un nombre sans précédent de satellites. Construire un satellite implique de penser sur un temps long, puisqu’il reste généralement en fonction pendant dix à vingt ans. Il en va de même pour le système de chiffrement qui le protège.
Des acteurs étatiques et criminels stockent d’ores et déjà des données satellitaires chiffrées dans le but de les déchiffrer l’aide de futur ordinateurs quantiques. Cette stratégie du « harvest now, decrypt later » (collecter aujourd’hui pour déchiffrer plus tard), mise notamment en valeur dans le
rapport sur la cybercriminalité 2026 du ministère de l’Intérieur comme l’un des grands scénarios à risque de la transition post-quantique, fait de la protection des communications par satellite un enjeu de cybersécurité stratégique.