En août dernier, après avoir rejoint le projet européen ELSA [European Long Strike Approach], auquel la France participe, et s’être mis d’accord avec l’Allemagne pour développer conjointement un missile devant avoir une portée supérieure à 2 000 km, le Royaume-Uni s’est adressé aux industriels pour voir s’il était possible de mettre au point une nouvelle capacité de frappe dans la profondeur dans des délais extrêmement rapides, au titre du programme Nightfall.
Selon la demande d’informations émise par le ministère britannique de la Défense [MoD], il était question de produire un missile balistique tactique capable de porter une charge militaire de 300 kg sur au moins 600 km de distance et d’être manœuvrable en phase terminale pour qu’il ait une précision de l’ordre de cinq mètres. En outre, il devait être résilient dans les environnements électromagnétiques « complexes ». Le tout pour un prix unitaire limité à 500 000 livres sterling [soit 580 000 euros].