Les matériaux anisotropes gagnent en importance dans l’industrie, sous l’impulsion de nouvelles applications et de préoccupations environnementales, qu’il s’agisse de la construction en bois, des monocristaux pour les applications photovoltaïques ou les turbines aérospatiales, ou encore des matériaux fabriqués par impression 3D. Cependant, en raison de l’absence de modèles certifiés de tolérance aux dommages garantissant leur résistance à la rupture, leur utilisation dans des composants sensibles dont la défaillance doit être évitée à tout prix est limitée. Plusieurs projets financés visant à combler cette lacune sont actuellement en cours au sein de notre équipe multidisciplinaire. L’objectif de ces projets est de tirer parti de la polyvalence et du faible coût de la fabrication par filament fondu pour concevoir des expériences qui permettent de tester les approches expérimentales et numériques avancées en matière de mécanique de la rupture.