Des freins portés à plus de 1 371 °C, des roues qui rougeoient, des bouchons fusibles qui fondent par conception : le Boeing 777-9 vient de franchir l’une des épreuves de certification les plus exigeantes de l’aéronautique civile. Un test spectaculaire, orchestré sur la base aérienne d’Edwards en Californie, qui rapproche un peu plus le futur géant bimoteur de son entrée en service commerciale.
Un décollage simulé, une urgence réelle
Sur le lac asséché de Rogers Dry Lake — terrain historique des programmes X de l’US Air Force, où Chuck Yeager franchit pour la première fois le mur du son en 1947 —, le 777-9 a rejoué un scénario que tout pilote redoute : le refus de décollage à haute vitesse. Le protocole est strict : l’avion est chargé à sa masse maximale au décollage, soit 351 500 kilogrammes. Les pilotes accélèrent jusqu’à environ 190 nœuds (350 km/h) avant d’actionner un freinage d’urgence complet — sans recourir aux inverseurs de poussée.
Pour en savoir plus : Boeing 777-9 : le test d’énergie maximale de freinage validé à Edwards Air Force Base