En octobre dernier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, avait évoqué une exercice ayant consisté à simuler une attaque saturante de drones contre une base aérienne, en écho à l’opération «Spider», menée quelques mois plus tôt par l’Ukraine contre les emprises abritant des bombardiers stratégiques russes. «J’ai envie de vous dire que le résultat est… perfectible», avait-il confié aux députés.
Mais au-delà de ce cas particulier, il s’agit de renforcer les capacités de l’AAE dans le domaine de la «défense aérienne élargie». Comme le CEMAAE l’a expliqué lors d’une nouvelle audition à l’Assemblée nationale, ce 14 avril, celle-ci va du «traitement du mini-drone au missile balistique de théâtre en passant par celui du Shahed [drone d’attaque iranien ndlr] au chasseur russe Su-57».