Notifié à Safran Electronics & Defense par la Direction générale de l’armement [DGA] pour 330 millions d’euros en 2016, le programme «Système de drones tactiques» [SDT] prévoyait initialement de livrer quatorze drones Patroller à l’armée de Terre à partir de 2018. Mais des difficultés techniques, accrues par la perte d’un appareil due à la défaillance d’un calculateur de commandes de vol d’origine américaine, firent que l’industriel ne fut pas en mesure de tenir ce délai.
Pour autant, alors qu’aucune livraison n’avait encore été faite, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 conforta ce programme en portant à vingt-huit le nombre de Patroller commandés. Mais c’était sans compter sur les tracasseries réglementaires auxquelles ce «drone de commandement» allait être confronté pour obtenir sa certification pour évoluer dans l’espace aérien français.
Pour en savoir plus : L’armée de Terre fait son mea culpa après l’abandon du drone tactique Patroller