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Quand le Système de combat aérien du futur [SCAF] fut annoncé par Emmanuel Macron et Angela Merkel, en juillet 2017, il était convenu que ce projet allait être mené selon le principe du «meilleur athlète» et qu’aucun autre partenaire ne serait admis à y participer tant que ses fondations ne seraient pas solidement établies. Ces bonnes résolutions firent long feu.

Le rôle de maître d’œuvre de Dassault Aviation [avion de combat de nouvelle génération, ou NGF] et de Safran [moteurs] ne tarda pas à être remis en cause par la partie allemande, malgré leur expertise et leur expérience. Et, à la demande de l’Allemagne, la France accepta d’ouvrir ce projet à l’Espagne, ce qui eut pour conséquences de le déséquilibrer et d’accroître les tensions entre les industriels impliqués, au point que les désaccords devinrent insurmontables.

Pour en savoir plus : Après l’échec du SCAF, Berlin envisage quatre options pour moderniser sa force aérienne, dont l’achat de F-35 supplémentaires