On estime qu’en moyenne, chaque avion est frappé par la foudre au moins une fois par an. En fait, les avions déclenchent souvent la foudre lorsqu’ils volent à travers une région fortement chargée d’un nuage. Souvent un non-évènement pour l’industrie du transport aérien

Les cumulonimbus présentent de multiples dangers pour les aéronefs. La grêle, les turbulences parfois extrêmes et la foudre sont les principaux ennemis de nos avions qui, pour être certifiés, doivent réussir des tests draconiens destinés à vérifier la compatibilité des résultats avec les impositions règlementaires.

Bien entendu, il arrive que parfois l’impact laisse des traces importantes comme sur cet A320-200 d’Easyjet (le OE-IJA volant sous le numéro de vol U2-2889) qui, en approche finale sur la piste 24 de Naples  a été frappé par la foudre laquelle a endommagé le sharklet gauche de l’appareil.

Sur le plan technique la foudre frappe généralement et initialement à une extrémité de l’appareil comme, par exemple, le radome ou les extrémités des ailes. Ensuite, pendant que l’avion est dans le flux électrique reliant deux masses nuageuses de polarité opposée, la foudre matérialisée par l’éclair se rattache à d’autres endroits du fuselage. Le courant circule alors sur la périphérie composée de structures conductrices puis il sortira à autre extrémité de l’appareil, comme par exemple la gouverne de direction.

Pour en savoir plus : La foudre s’abat sur Easyjet