Rouen, le 11 février 2020 – Serge KIMBEL, PDG de Morphosis, poursuit sa stratégie de différenciation sur le recyclage intégral des métaux et lance sa nouvelle structure WEEEcycling. Basée sur l’exploitation de la mine urbaine, elle permet aux industriels d’incorporer à leur production des métaux stratégiques transformés à partir de leurs propres déchets.

 

L’entreprise Morphosis, créée en 2008 au Havre, est spécialiste du recyclage des déchets électroniques et télécom.

En 2014, l’entreprise rachète une fonderie parisienne qu’elle déménage sur son site du Havre. Après des agrandissements successifs, et portée par une forte demande, Morphosis doit voir plus grand pour augmenter les volumes à réceptionner et à traiter. Début 2019, elle s’installe sur le site d’embouteillage de liqueurs du groupe Bacardi de Tourville-les-Ifs près de Fécamp (76).

 

Ce déménagement s’est inscrit dans un vaste plan d’investissements conduit entre 2019 et 2020 par l’ensemble des structures de Serge KIMBEL, d’un montant total de 7 millions d’euros, qui comprenait également l’acquisition de nouveaux moyens de production, en particulier des phases de traitement thermique et de traitement électrochimique qui permettent de produire des métaux de très grande pureté avec une consommation énergétique faible.

 

Parallèlement à Morphosis, Serge KIMBEL a poussé plus loin sa stratégie qui consiste à se démarquer de ses concurrents en réalisant toutes les étapes du recyclage, et a lancé une nouvelle structure en 2019. Nommée WEEEcycling, elle propose aux industriels la mise en place d’une politique d’économie circulaire sur les métaux qu’ils utilisent. Il s’agit d’une alternative intégrale au métal du sol en produisant, à partir de leurs déchets, des métaux stratégiques comme l’or, l’argent, le rhodium ou le platine, qui sont ensuite transformés sous la forme souhaitée par l’industriel pour être incorporé à sa production.

 

Comme le souligne Serge Kimbel, Président Directeur Général de WEEECycling, « ces métaux ne proviennent pas du sol mais uniquement des déchets. L’impact environnemental est significativement plus faible quand on sait que pour produire un kilo de métal stratégique on utilise environ 2,6 millions litres d’eau versus 50 litres par ce process ! sans compter l’impact tout aussi significatif sur les équivalents carbone ou encore sur l’énergie ».

 

La boucle est ainsi bouclée. A condition que l’industriel arrive à récupérer l’ensemble de ses déchets. Sur cette problématique de reverse logistique, WEEECycling accompagne également ses clients. « Certains industriels nous confient leurs déchets mais n’ont pas vocation à récupérer le métal ; à l’inverse certains ont un gros besoin de métal mais n’ont que peu de déchets. Nous faisons le lien entre les deux » poursuit Serge Kimbel.

 

Aujourd’hui la part de métaux issue du recyclage, versus la part issue des mines, représente moins de 10%. Toutefois les gisements en métaux s’épuisent. Et la demande pour avoir un impact environnemental faible et s’assurer de la provenance et de la manière dont a été extrait le métal est beaucoup plus marquée depuis deux ans, en particulier avec le développement des véhicules électriques et les réflexions croissantes sur les véhicules (automobile et avion) à hydrogène. Dans ce contexte, WEEECycling déploie des efforts particuliers vers le marché automobile et aéronautique. Ayant rejoint le réseau NAE en octobre 2019, l’entreprise a depuis intégré le groupe de travail sur l’hydrogène.

 

« WEEcycling apporte une solution ciblée aux entreprises qui s’engagent de plus en plus en faveur de l’économie circulaire et, dans ce cadre, doivent s’assurer du cycle de vie complet d’un produit jusqu’à son démantèlement. Cette démarche devient de plus en plus un critère de sélection de nos partenaires », souligne Philippe Eudeline, Président de NAE et Directeur innovation Thales.

 

Parmi ses clients, Morphosis et WEEECycling comptent de nombreux sous-traitants et des grands comptes tels que Thales, La SAFT ou encore Einea-Selha group. Présente à l’international, l’entreprise exporte son activité en Europe, Afrique, Moyen-Orient, Asie, Amérique Latine et Amérique du Nord (8M€).

 

Aujourd’hui, les différentes structures de Serge KIMBEL comptent un effectif de 90 personnes et ont réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros. Les recrutements se poursuivent avec en prévision la création d’une centaine de postes d’ici 2025. Parmi les profils recherchés, des techniciens et laborantins, également une trentaine de postes pour des personnes en situation de handicap (psychique ou moteur) qui seront affectées au démantèlement des appareils électroniques.

 

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Crédit photo : Olivier Roche

 

 

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